Masaaki Yuasa x Flash animation

Deuxième billet sur les propos de Masaaki Yuasa dans le magazine Gekijô anime no shin-jidai (La nouvelle génération de films d’animation) publié le 21 mars dernier. Après un premier billet centré sur les émotions qui l’ont amené à réaliser Lou et l’île aux sirènes, celui-ci s’attarde sur sa vision de l’animation en Flash.

Rappelons la sortie du film en salle française pour le 30 août prochain !

Il y a plusieurs années, Yuasa, EunYoung Choi et Michio Mihara ont entamé la production d’un pilote dans un studio français. Ils ont rapidement réalisé que l’animation en Flash était courante dans l’hexagone. Leur projet est tombé à l’eau, mais Yuasa pensait néanmoins qu’il aurait pu être intéressant à terme. Il se disait que le Japon avait déjà atteint son plus haut niveau concernant l’animation traditionnelle, tout en se demandant si il pouvait se confronter à Disney en terme de qualité.

En 2014, il réalise un épisode pour la saison 6 d’Adventure time (intitulé Food chain). À ce moment, une équipe d’animateurs français l’accompagne jusqu’au Japon. Ils décident ensemble de monter le studio Science Saru, un nouveau studio dont la particularité est la production d’animation en Flash. Bien entendu, réaliser un projet d’animation exige une main d’oeuvre qu’il va falloir entrainer, modeler, avant d’en arriver à un premier film.

En Flash, il existe des techniques pour rendre l’animation fluide tout en cachant l’aspect mécanique de la CG. L’intervieweur prend exemple d’une scène de morphing apparaissant dans Lou et l’île aux sirènes, à quoi Yuasa avoue s’en être servi librement. Il pense que ce genre de technique est encore peu utilisé au Japon, mais tout est possible avec de l’entrainement. L’animation conventionnelle que propose le pays jusqu’à présent a tendance à omettre divers procédés, si bien qu’ il lui aurait été difficile de réaliser Lou uniquement à la main.

Néanmoins, les poses-clés des animateurs, comme celles de Shin’ya Ohira, ont été pour la plupart dessinées à la main (rough genga) avant d’être retracées (dai ni genga) et animées (dôga, ajout intervalles) en détail sous Flash. J’ajoute les termes techniques entre parenthèses, et je vous invite à en apprendre plus sur la page genga du site furansujinconnection.com. Yuasa explique ensuite qu’ils peuvent désormais réaliser des choses simples suite aux améliorations de leurs techniques, et espère ne plus avoir recours au papier. Mais avoue néanmoins qu’il ne peut pas s’en passer pour autant (rire).

Séquence de Shin’ya Ohira. Source : Sakugabooru

Concernant Yoru wa mijikashi aruke yo otome, seul 30% du film est animé sous Flash. Le réaliser entièrement ainsi était impossible par manque de temps. Du temps que l’équipe consacrait à l’amélioration de leurs techniques pour Lou et l’île aux sirènes.

Voici autre source intéressante sur le sujet et où Masaaki Yuasa parle de son travail sur l’eau : https://blog.sakugabooru.com/2017/03/29/lu-over-the-wall-masaaki-yuasa-interview-part-2/

Source : @sciencesaru

Source : @sciencesaru

Je m’attendais à plus de détails techniques, mais le magazine semble préférer l’approche émotionnelle. Ceci dit, je pense en trouver un ou deux autres plus techniques. J’espère y revenir, notamment à travers ses expérimentations sur Ping Pong The Animation !

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