Sushio, jeunesse et influences

Focus sur l’un des grands noms du studio Trigger ayant fêté ses 20 ans de carrière en novembre dernier dans l’espace Pixiv Zingaro à Nakano.

Lors de cet évènement, Sushio est rapidement revenu sur son enfance et ses études avant de devenir l’animateur et le chara-designer qu’une majorité des fans reconnait presqu’uniquement pour son taff sur la série Kill la Kill.

Pour cet article, j’utilise en même temps le magazine MdN Design & Graphic centré sur le studio Trigger publié en avril dernier.

Dès son plus jeune âge, Sushio est un fan d’Akira. Un parent lui offre un tome du manga, ce qui déclenche chez lui une passion pour le dessin. D’ailleurs, il n’y a qu’à regarder ses publications twitter et les photos de sa collection personnelle pour se rendre compte de son fanatisme. C’est limite religieux, mais ça se comprend. En tout cas, dès l’école primaire, il n’hésite pas à participer aux concours de dessin de son bahut et à les remporter haut la main avec des dragons haut en couleurs. (Il faut voir à ce qu’il publie les photos sur twitter, ou alors je ne suis pas remonté assez loin…). Mais à cette époque, il n’aspire pas encore à devenir animateur. En fait, il le devient par la force des choses quand sa sœur lui refile la brochure de l’école d’animation de Yoyogi. En la feuilletant, il tombe sur une image d’Akira qui suffit à le motiver même sans rien connaître des animations-clés et des intervalles.

D’autres photos de sa collection personnelle sur twitter.

Après son entrée dans cette école, il songe au travail qu’il souhaite faire et se dit qu’il n’arrivera à rien sans connaître les bases du dessin. C’est pourquoi il commence à tout réapprendre depuis le début, donnant ainsi naissance à une passion nouvelle pour le dessin et l’animation à mesure qu’il s’améliore.

Pendant ses cours, il se trouve constamment en compétition avec ses voisins de table. Sushio voulait devenir meilleur que tout les autres. Malheureusement, quand l’un d’entre eux se vante d’être bon, celui-ci finit par perdre espoir une fois dans le milieu jusqu’à atténuer peu à peu sa motivation. Mais dans le cas de Sushio, il est employé par Gainax et assiste Hiroyuki Imaishi sur un film d’Evangelion en 1997 et la série Karekano (ep 1, 3, 11, 19, 24 et 26) en 1998. Puis un an plus tard avec les épisodes 26, 39 et 52 de la série Chiisana kyojin, Microman pour le compte du studio Pierrot. Jusque là, il se demande encore si l’animation allait l’éclater, mais le style dynamique d’Imaishi lui donne l’espoir et le courage nécessaire pour avancer. Et même si les deux futurs compères ont bossé ensemble sur un film d’Evangelion et KareKano, il explique pourtant que ce n’est qu’à partir de Microman que la suite de sa carrière prend un tournant décisif, ne faisant qu’améliorer son style et sa manière d’aborder le chara-design et la mise en scène.

Une scène de Microman animée par Sushio.

 

Pourtant, la personne qu’il souhaite assister au départ s’apelle Yô Yoshinari, notamment grâce aux rendus des effets de fumée qu’il anime dans ses scènes. Il s’est aussi inspiré de lui pour les idéogrammes apparaissant sur ses animations-clés, s’appropriant le style tout en ajoutant sa patte perso. Il ira même jusqu’à emprunter la dureté de ses mines de crayons… Enfin mis à part Yoshinari, son style est également influencé par Kazuya Tsurumaki, Yoshihiko Umakoshi, Hisashi Mori, Takaaki Yamashita et Ken’ichi Yoshida.

Je parlais un peu de son coup de crayon sur facebook, mais personnellement, je n’arrive à le reconnaître qu’en voyant son chara-design. Je pourrais faire une phrase cool en expliquant qu’il sait associer les poses cools et la fluidité dans ses scènes d’action, mais soyons honnête, une phrase aussi générique décrit le cas d’un paquet d’animateurs, et non Sushio spécifiquement… Bref, pour son chara-design, je trouve qu’il est comme un anti-Imaishi. Il évite un maximum de formes pointues et privilégie les arrondis. D’ailleurs, il cite dans l’interview du magazine MdN qu’il souhaitait aussi éviter les formes pointus des armures dans Kill la Kill. Ses personnages féminins ont souvent ce sourire très rond et des yeux où les expressions apparaissent parfois comme des smileys. Ils donnent aussi l’impression de sortir de leur orbite quand ils sont surpris. Je n’ai pas creusé la question plus que ça, mais je dois encore me pencher sur le style de ses influences pour en faire ressortir les détails.

Source : MdN Design & Graphic vol. 277, p.080-081. // @sushio_ sur twitter. // sakugabooru

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