Khara 10th Anniversary Exhibition: Evangelion, part. 1

The Past, Present, and Future of Evangelion.

Tout est en parti dit dans le titre, si ce n’est que l’exposition a eu lieu en novembre dernier dans le building Laforêt à Harajuku. L’expo est l’une des meilleures que j’ai pu voir dans ce pays, (avec celle sur l’histoire du tokusatsu, et une autre sur le travail de Yoshitaka Amano). Elle dévoilait quelques 300 images originales, croquis et arrière-plans d’Evangelion, aussi bien la série que les derniers films, et quelques bonus comme du Shin Godzilla. J’ai d’abord commencé à poster ces photos sur ma page Facebook, mais j’ai tout gardé de côté quand l’idée de remettre mon blog en route m’a traversé l’esprit. ^^

N’hésitez pas à cliquer pour agrandir les photos !

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L’artiste du jour : Rei Katô

L’un de mes quelques projets pour ce blog, à côté de l’animation, est d’aborder l’illustration et le design au Japon, sans pour autant rentrer dans les détails. Nombreux sont les illustrateurs que je suis sur Twitter sans vraiment savoir d’où ils viennent, ou encore toutes ces collections d’objets qui englobent ce phénomène kawaii qu’il m’arrive de voir partout en boutique. En tout cas, je trouve ça effarant de rencontrer autant de créations différentes avec une particularité qui leur est propre, même si ça peut partir d’un style commun. Alors pourquoi ne pas en parler rapidement ? D’un côté ça leur fait un peu de pub (quoique les 15 vues ne vont pas changer grand chose à leur +10000 followers, mais osef), et ça me permet aussi d’espacer les billets demandant plus de précisions.

Notre artiste du jour s’appelle Rei Katô. Je suis tombé dessus en feuilletant un bouquin bourré de noms d’illustrateurs foisonnant sur Twitter, Pixiv ou Tumblr. (Ce bouquin va d’ailleurs m’être très utile, mais je parlerai seulement des illustrateurs dont le style me touche un minimum). En voyant ses dessins, je pensais d’abord au style épuré d’Hisashi Eguchi, mais je me plantais, car en regardant plus en détail, il s’agissait plutôt du style vestimentaire très tendance chez les jeunes d’Harajuku, ou alors le côté pensif des personnages.

Sa vision est de dessiner un Tôkyô romantique et excitant. Il accorde de l’importance à des personnages qui ressortent au milieu d’un décors qui donnerait presque l’envie de pouvoir le toucher du doigt. Il déclare d’ailleurs dépasser le cadre de la simple feuille de papier pour ça. Enfin il fait passer ses goûts littéraire et musicaux en plaçant des titres ça et là. Me demandez pas si c’est du placement de produit. C’est possible, mais je n’en sais rien.

Voila quelques liens si tu veux suivre l’actu de son travail.

Twitter : https://twitter.com/rainnu_

Tumblr : http://katorei.tumblr.com/

Instagram : https://www.instagram.com/katorei_/

Masashi Andô, l’animateur cinéphile, de Ghibli à CoMix Wave

En bref, le garçon a fait ses premières armes au studio Ghibli en 1991 en travaillant comme intervalliste sur Souvenirs goutte à goutte d’Isao Takahata. Il ne lui faudra que 4 ans pour figurer au poste de chara-designer et de directeur de l’animation pour le court métrage On your mark, avant de poursuivre sur Princesse Mononoké et Le voyage de Chihiro, pour ne citer qu’eux. Il devient ensuite indépendant, et se voit assigné aux même tâches sur Paprika de Satoshi Kon, ce grand rêveur. Et on peut encore ajouter sa direction de l’animation sur Tôkyô Godfathers (toujours le rêveur), Lettre à Momo d’Hiroyuki Okiura, avant d’atterir au studio CoMix Wave en participant au tout récent Your name de Makoto Shinkai, entre autres. Oui, bref, Andô est une pointure de l’animation japonaise, et aujourd’hui je me permets d’en accorder quelques mots à travers sa passion pour le cinéma, jusqu’à son arrivée au studio Ghibli.

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Au Chibi Maruko-chan Café d’Odaiba

Dis, c’est quoi Maruko-chan ?

Elle est l’idole des écolières et des collégiennes japonaises depuis le milieu des années 1980 grâce au manga de Momoko Sakura, et dont la popularité n’a fait que s’élever avec son adaptation animée entamée en 1990. Elle est désormais l’une de ces nombreuses figures emblématiques de la culture populaire appréciées par les familles au même titre que Doraemon, Shin-chan et Atashin’chi. Chaque petite histoire met en scène la gamine dans une des facettes de son quotidien, avec sa famille, ses amies, sa joie de vivre et ses détresses, à l’école ou en amour. C’est rigolo à suivre et pas casse-tête pour un sou tant qu’on ne s’attarde pas trop dans les détails ou au chara-design.

Mais je n’en dis pas plus. Le but de ce billet et de te proposer une galerie de photos consacrée au Chibi Maruko-chan Café d’Odaiba. Plus précisément, l’établissement se trouve au rez-de-chaussée du building de Fuji TV. Je dois avouer que je me serais plutôt tourné vers un café Shin-chan ou Doraemon, mais la jeune femme qui m’accompagnait ce jour-là avait grandit avec Maruko, et il ne lui était pas possible de passer à côté. Cela lui a ravivé de bons souvenirs, si bien que j’ai voulu m’y intéresser à mon tour, d’autant plus qu’un écran diffusait les génériques et que j’y ai reconnu… Masaaki Yuasa ! (Forcément !) J’ai mis quelques génériques qu’il a animé en bas du billet.

Donc voila, comme je t’ai pas mal bassiné la tête avec Masaaki Yuasa lors de mes deux précédents articles, laisse-moi en rajouter encore plus avec des génériques de la série sur lesquels il a participé.

Tout d’abord l’opening de la première série de 1990 : Yume ippai ♪

Puis le premier ending. Ce dernier comprend d’ailleurs la chanson la plus fun et la plus populaire : Odoru ponpokorin ♪

Enfin, le premier générique de la deuxième série, celui qui me semble le plus proche de son style actuel : Ureshii yokan ♪

Masaaki Yuasa x Flash animation

Deuxième billet sur les propos de Masaaki Yuasa dans le magazine Gekijô anime no shin-jidai (La nouvelle génération de films d’animation) publié le 21 mars dernier. Après un premier billet centré sur les émotions qui l’ont amené à réaliser Lou et l’île aux sirènes, celui-ci s’attarde sur sa vision de l’animation en Flash.

Rappelons la sortie du film en salle française pour le 30 août prochain !

Il y a plusieurs années, Yuasa, EunYoung Choi et Michio Mihara ont entamé la production d’un pilote dans un studio français. Ils ont rapidement réalisé que l’animation en Flash était courante dans l’hexagone. Leur projet est tombé à l’eau, mais Yuasa pensait néanmoins qu’il aurait pu être intéressant à terme. Il se disait que le Japon avait déjà atteint son plus haut niveau concernant l’animation traditionnelle, tout en se demandant si il pouvait se confronter à Disney en terme de qualité.

En 2014, il réalise un épisode pour la saison 6 d’Adventure time (intitulé Food chain). À ce moment, une équipe d’animateurs français l’accompagne jusqu’au Japon. Ils décident ensemble de monter le studio Science Saru, un nouveau studio dont la particularité est la production d’animation en Flash. Bien entendu, réaliser un projet d’animation exige une main d’oeuvre qu’il va falloir entrainer, modeler, avant d’en arriver à un premier film.

En Flash, il existe des techniques pour rendre l’animation fluide tout en cachant l’aspect mécanique de la CG. L’intervieweur prend exemple d’une scène de morphing apparaissant dans Lou et l’île aux sirènes, à quoi Yuasa avoue s’en être servi librement. Il pense que ce genre de technique est encore peu utilisé au Japon, mais tout est possible avec de l’entrainement. L’animation conventionnelle que propose le pays jusqu’à présent a tendance à omettre divers procédés, si bien qu’ il lui aurait été difficile de réaliser Lou uniquement à la main.

Néanmoins, les poses-clés des animateurs, comme celles de Shin’ya Ohira, ont été pour la plupart dessinées à la main (rough genga) avant d’être retracées (dai ni genga) et animées (dôga, ajout intervalles) en détail sous Flash. J’ajoute les termes techniques entre parenthèses, et je vous invite à en apprendre plus sur la page genga du site furansujinconnection.com. Yuasa explique ensuite qu’ils peuvent désormais réaliser des choses simples suite aux améliorations de leurs techniques, et espère ne plus avoir recours au papier. Mais avoue néanmoins qu’il ne peut pas s’en passer pour autant (rire).

Séquence de Shin’ya Ohira. Source : Sakugabooru

Concernant Yoru wa mijikashi aruke yo otome, seul 30% du film est animé sous Flash. Le réaliser entièrement ainsi était impossible par manque de temps. Du temps que l’équipe consacrait à l’amélioration de leurs techniques pour Lou et l’île aux sirènes.

Voici autre source intéressante sur le sujet et où Masaaki Yuasa parle de son travail sur l’eau : https://blog.sakugabooru.com/2017/03/29/lu-over-the-wall-masaaki-yuasa-interview-part-2/

Source : @sciencesaru

Source : @sciencesaru

Je m’attendais à plus de détails techniques, mais le magazine semble préférer l’approche émotionnelle. Ceci dit, je pense en trouver un ou deux autres plus techniques. J’espère y revenir, notamment à travers ses expérimentations sur Ping Pong The Animation !